Va-t-en pas
Quand j'étais sur la terre
Sous-locataire
D'un kilo de futur
Des monsieurs incomplets-veston
M'ont invité à une grande déception
Maintenant je ne pleure plus
Je ramasse des vies
Pour le jour J
Et dans mon cœur-bunker
Je frappe monnaie à ton effigie
Va-t'en pas
Dehors les chemins sont coulants
Les serments de rosée
Va-t'en pas
Dehors y a des silences bondés
D'autobus tombés sur le dos
Les Yankees
La nuit dormait dans son verseau,
les chèvres buvaient au rio
nous allions au hasard,
et nous vivions encore plus fort
malgré le frette et les barbares.
Nous savions qu'un jour ils viendraient,
à grands coups d'axes, à coups de taxes
nous traverser le corps de bord en bord,
nous les derniers humains de la terre .
paroles/musique Richard Desjardins
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Другая Дорога
В осеннем лесу, на развилке дорог,
Стоял я, задумавшись, у поворота.
Пути было два, и мир был широк,
Однако я раздвоиться не мог,
И надо решаться на что-то.
Я выбрал дорогу, что вправо вела
И, повернув, пропадала в чащобе.
Нехоженой, что ли, дорога была,
И больше, казалось, она заросла,
А, впрочем, заросшими были обе.
И обе манили, радуя глаз,
Сухой желтизной листьев сыпучих.
Другую оставил я про запас,
Хотя и догадывался в тот час,
Что вряд ли вернуться выпадет случай.
Еще вспомню когда-нибудь
Далекое это утро лесное.
Ведь был и другой предо мною путь,
Но я решил направо свернуть,
И это решило все остальное.
Роберт Фрост (1916)
C'est quoi ce bruit battant
Des ailes d'inquiétude
Les oiseaux du printemps
S'en sont allés au sud
Ils se sauvent d'l'amertume
A Alger ou en Grèce
Il nous reste quelques plumes
D'une étrange jeunesse
Ils se sauvent du passé
Dans un vaste de ciel
Un enfant a chassé
Les dernières hirondelles
Les oiseaux du printemps
S'en sont allés au sud
Ils emportent en chantant
Nos bizarres habitudes
Ils nous laissent sur les yeux
L'ombre de leur beauté
Nous ne sommes plus chez eux
Mais leur chant est resté.